21/09/2018

"Baby-boomers", inscrire une stratégie

Les « baby-boomers », ceux que le marketing a baptisé « seniors », font l’objet de discours, de colloques et d’ouvrages, mais il apparaît rapidement qu’il est difficile de cerner cette "nouvelle génération".

 

Les statistiques démographiques et économiques ou les études portant sur des questions plus qualitatives existent mais, faute d’une définition communément acceptée, elles portent sur des tranches d’âge différentes et permettent difficilement les comparaisons.

 

Les chercheurs comme les décideurs politiques se sont surtout intéressés au vieillissement de la population, au grand âge et aux enjeux en termes de protection sociale.

 

Les partenaires sociaux ont abordé les questions posées dans le monde du travail par le départ de cette génération mais très peu d’études ont exploré cette « nouvelle vie » qui s’ouvre au moment de la cessation d’activité professionnelle.

 

Les questions de logement, de déplacements et de maintien des services, de « bien vivre » tout simplement ne se posent pas qu’en termes financiers mais aussi en termes d’acceptation sociale et de cohabitation harmonieuse entre les générations.

 

Il existe déjà de multiples expériences souvent méconnues car nées de la volonté d’acteurs associatifs innovants.

 

Les seniors, grâce à leur disponibilité, y apportent une contribution essentielle.

 

Donner de la visibilité à leur action, l’inscrire dans une stratégie est une chance et un atout pour la cité de demain…

 

15/09/2018

Sommes-nous vraiment heureux ?

Le Bonheur ne se résume pas à l'étude de l'université de Columbia (USA): "espérance de vie, bonne santé, PIB, soutien social, absence de corruption politique, liberté des choix de vie et générosité".

 

De nombreuses études récentes ont montré que dans de nombreux pays développés le bonheur n'est pas proportionnel à la richesse économique..

 

Des philosophes, intellectuels et chercheurs se sont prononcés sur la question du bonheur, et la seule conclusion sur laquelle tous s’entendent, c’est que le bonheur est une notion subjective et relative. Et c’est parce qu’elle est si subjective et relative que tant de discussions et de débats entourent l’hypothétique définition du bonheur et surtout, les différents moyens de l’atteindre.

L’atteinte du bonheur serait-elle liée à la capacité de chacun d’accepter ou de refuser la vie telle qu’elle est?

Existe-t-il des personnes qui disposent d’une plus grande aptitude au bonheur que d’autres?

Abraham Maslow croit que oui. Il identifie deux facteurs essentiels qui définissent cette aptitude au bonheur : régler des problèmes concrets plutôt que vivre replié sur soi et échapper aux normes sociales ou aux conditionnements sociaux.

11/09/2018

Privilèges...

Pouvoir agir sans être responsable, de bénéficier d’un avantage qui est interdit aux autres porte un nom : cela s’appelle un privilège

Ce découplage est économiquement destructeur; il est politiquement injuste car il porte une rupture des principes démocratique, il est injuste, non au sens moral mais au sens politique.

 

Il constitue une violation du premier principe démocratique, celui qui établi que « nul ne peut prétendre au contrôle sans endosser une responsabilité des actes issus de son contrôle. »

 

Le rétablissement d’une symétrie entre prise de risque et opportunité constitue le grand chantier économique et politique des années à venir.

09/09/2018

J’ai mal à ma Démocratie !

La dislocation, l’exclusion et les inégalités sociales progressent.

L'individu se trouve confronté à de nouvelles sources de précarité, elles sont relationnelles et identitaires.


Les opportunités de vie se heurtent à des contraintes pour une large part structurelles, telles que le chômage et la pénurie de logements à des prix abordables.

 

Notre démocratie stagne et semble parfois régresser. Des mouvements populistes tendent à la confisquer en proposant un discours de haine et d’exclusion.

 

Ces formations ont obtenu des résultats électoraux significatifs en misant sur la peur de l’autre, sur la crainte diffuse de l’invasion suscitée par les nouveaux mouvements migratoires.

07/09/2018

Pierre Maudet maître de la violence feutrée ?

Combien de fois est-il intervenu auprès de responsables des médias pour se plaindre de tel ou tel autre journaliste, voir à demander la mise à l'écart de certains ?

Combien de fois a-t-il dénigré le travail de magistrats, voir à leur faire un croche-pied ?

Combien de fois a-t-il prétexté un dépassement de budget pour se séparer d'un cadre ?

Combien de fois est-il intervenu pour empêcher une personne de développer son projet ?

Combien de fois s'est-il séparé d'un cadre sous de faux prétextes ?

 

Combien de fois...

05/09/2018

Pierre Maudet lâche sa garde noire sur le plateau d'Infrarouge...

La Garde Noire est constituée par l’élite des guerriers, chaque Garde Noir prête serment d’allégeance aux pieds du Roi, et c’est de ce serment qu’ils tirent leur puissance.

Toute résistance allume en eux un brasier de haine et de violence car ils la considèrent comme une insulte personnelle.

 

Pour autant, ils ne se laissent pas consumer par cette rage et au contraire l’assument pleinement, se servant de cette fureur pour multiplier la puissance de leurs attaques et déverser leur courroux sur leurs adversaires.

 

Sûr de sa supériorité, un Garde Noir ne saurait céder aux assauts les plus énergiques qui finiront inlassablement par se briser sur son bouclier de haine.

 

Le Garde Noir se retrouve toujours en première ligne, s’acharnant sans relâche sur son adversaire, déversant sa haine si celui-ci avait l’audace de ne pas succomber au premier coup de glaive…

02/09/2018

Politique et media sociaux

Si les media sociaux sont des outils de communication efficaces et accessibles à tous. Cependant, ils sont à manier avec précaution. De nombreuses erreurs et dérives sont commises par les politiciens.


Ils ont permis un changement dans la relation des élus politiques avec leurs publics, ils y trouvent un excellent outil de communication et les citoyens un outil de prise de parole et de débat efficace.


Les politiques cherchent sans cesse à capter l’attention mais cela peut leur porter préjudice.

 

En effet, caricatures, détournements, mauvaises interprétations apparaissent sur la toile.


Dans notre contexte politique, où les citoyens sont lassés et déçus des décisions politiques, chaque propos et contenu mis en ligne peuvent très vite être transformés par les internautes pour dénigrer et critiquer.


Véritable bouillon d’informations, les médias sociaux mettent en lumière des événements occultés des médias classiques tout en rapprochant les individus et en les invitant à manifester leurs opinions.

 

Ils font apparaître une variable inexistante au sein des médias traditionnels : l’opinion publique.

16/08/2018

Imposer le revenu ou la consommation ? Véritable choix de société !

En comparaison internationale, la part des impôts directs est trop élevée en Suisse.
 
C’est pourquoi il semble judicieux de réfléchir aux possibilités qu’il y aurait de reporter la charge vers une imposition accrue de la consommation.
 
En se fondant sur l’idée qu’en dernière analyse, le revenu est recherché pour permettre la consommation, la capacité contributive n’est plus déterminée par le revenu entier, mais seulement par la part affectée effectivement à la consommation.
 
L’impôt sur les dépenses peut être aménagé de façon aussi progressive que l’impôt direct sur le revenu.

11/08/2018

Densité, seuil de tolérance

La densité urbaine est une notion difficile à appréhender car elle est subjective et difficilement mesurable.
 
Il n’existe pas un indicateur universel pour exprimer la densité mais plusieurs :- la densité de population, la densité résidentielle et le coefficient d'occupation du sol.
 
Ces outils permettent de comparer des densités dans différents quartiers mais ils sont tous imparfaits car ils ne disent rien sur la forme des bâtiments ou sur l'ambiance qu'ils génèrent.
Selon la configuration spatiale, en effet, des densités identiques peuvent créer soit un sentiment de stimulation, soit d'oppression.
 
Nous entrons ici dans la notion de densité perçue qui reflète le ressenti des habitants mais qui n’est pas
mesurable.
Chaque individu possède son « seuil de tolérance » face à la densité.
 
Tout l’enjeu du développement durable est d’arriver à rendre acceptable l’idée qu’une ville dense peut être compatible avec une bonne qualité de vie.

29/07/2018

Le bruit rend malade et il n'existe aucun droit au calme dans notre société !

Chacun perçoit le bruit de manière très subjective et en fonction de nombreux facteurs: la personnalité, l'âge, le bien-être psychique et physique, le vécu sonore, le moment de la journée et les facteurs acoustiques qui définissent le bruit. 

 

Toutefois, le bruit est une forme de pollution environnementale sous-estimée et négligée. Un bruit trop présent peut nous rendre malades (troubles du sommeil, stress, nervosité, agitation, abattement, troubles de la concentration, baisse des performances, augmentation de la pression sanguine, problèmes cardio-vasculaires).

 

Or nous ne pouvons pas échapper aux nuisances sonores, ni le jour ni la nuit, car nous n'avons pas la possibilité de fermer nos oreilles.

 

Les mesures prises jusqu’ici pour lutter contre le bruit ne suffisent pas à garantir notre qualité de vie. Il est temps de passer à la création de notre espace sonore.

 

Il est nécessaire de créer des zones de calme (les zones calmes, bruit du trafic inférieur à 40 décibels (dB) durant la journée, sont rares).

 

Il suffirait d’une baisse de 6 dB sur l’ensemble de la ville pour qu’apparaissent de nouvelles zones de tranquillité.

 

Cette perspective est de l’ordre du possible. Il faudrait d’abord canaliser les véhicules vers les routes principales.

 

Sur ces axes, la pose ciblée de revêtements silencieux dans les localités permettrait d’obtenir, pour une vitesse de 40 km/h et plus, une réduction allant jusqu’à 5 dB. Dans les quartiers résidentiels, le niveau sonore pourrait être abaissé d’un maximum de 2 dB si la limitation de vitesse passait de 50 à 30 km/h.

04/07/2018

A qui profite le gratuit...

Le gratuit est le symptôme de l’importance des effets de réseaux, car dans l’économie moderne la production ne correspond plus aux besoins.

Le gratuit est avant tout un instrument de création de marchés. Il est un outil économique, il sert à amorcer des clients…A qui profite le gratuit ? Le gratuit génère-t-il de la valeur ?

26/06/2018

Éthique vs efficacité

Les nombreux scandales régulièrement mis à jour par la presse concernant des pratiques condamnables d’entreprises vis-à-vis de leurs salariés, de l’environnement, voire de la société civile posent clairement la question des motivations de ces actes.

Dans un contexte concurrentiel très fort sur le marché des biens comme sur le marché des capitaux, les entreprises se doivent d’assurer à leurs actionnaires une rentabilité toujours plus élevée.

Ethique et efficacité sont-elles réellement irréconciliables ?

Peut-on, au contraire, faire de l’éthique un levier d’efficacité ?

Pour répondre à ces questions, j’observe dans un premier temps qu’éthique et efficacité semblent irréconciliables dans la mesure où la performance économique est mesurée quasiment exclusivement sur des critères financiers (taux de rentabilité, dépenses de recherche et développement, …) et que, dans ce cadre, l’éthique serait source de coûts supplémentaires.

Toutefois, il serait plus juste d’avoir une vision plus large de la performance, incluant le bien-être de tous et pas seulement des propriétaires de l’entreprise... Il apparait qu’il existe des moyens pour que l’éthique devienne un levier d’efficacité, y compris financière.

Ces moyens passent par l’implication des salariés, l’innovation, la conquête de nouveaux marchés ou encore la possibilité d’accroître significativement ses parts de marché dans des secteurs d’activités peu dynamiques.

L’éthique, selon Aristote, a pour objet « le domaine de l’activité humaine reposant sur une décision », et d’après l’European Business Ethic Network (EBEN), « l’éthique n’est pas un ensemble de principes figés mais une ouverture d’esprit conduisant à la réflexion continue dans la recherche du bien ».

25/05/2018

Eh bien non !

Quand j’écoute les analyses de certains commentateurs politiques dans les jours qui suivent une élection, j’ai l'impression que tout était prévisible dès le départ…

Ils ne sont jamais surpris.« Le message de l’un était trop libéral, l’autre trop sécuritaire, et trop étatiste pour le troisième.
Ils n'avaient pas su répondre aux attentes des électeurs, etc. »

Eh bien non !

Bien sûr que le message est important.
Les qualités intrinsèques d'une candidature aussi sont importantes.
Mais plus que tout cela, c'est la capacité du candidat et de son équipe à mettre en forme un discours et à transformer des défauts en atouts qui déterminent véritablement l'issue d'une élection.

Lors du choix, les électeurs doivent se prononcer sur une vision de l'avenir qui pourra conduire à de véritables changements dans leur mode de vie, ils ne pardonneront pas à un candidat son inconsistance, qu'elle soit prouvée ou supposée.

Pendant des années, les ressources vitales d'un parti politique en période d'élection ont été les hommes et l'argent. Désormais et de plus en plus, ce sera l'information, et la transformation de cette information.

Et c'est là que le marketing politique intervient.
Chaque équipe doit mettre toute son énergie au service de la victoire.
Mais dans une campagne électorale la première impression compte plus que tout autre. Il faut éviter de mettre la tactique avant la stratégie, il faut avoir de la rigueur dans les thèmes abordés et dans la manière de le faire (pas trop de thèmes ou d'angles d'attaque différents), il faut maîtriser parfaitement les techniques de la communication politique et établir une stratégie publicitaire plus présente...
Il ne faut pas donner l'impression de vouloir satisfaire tout le monde, avec comme conséquence attendue de ne satisfaire personne.
Si une telle méthode est vouée à l'échec en marketing commercial, elle l’est encore plus en marketing politique.

L’utilisation des techniques de e-marketing n’a pas besoin de moyens énormes pour créer un site internet interactif et la maîtrise de ces techniques apporte un avantage certain.
Si internet est un outil formidable de segmentation des messages à travers le marketing direct, il est aussi un forum d'expression du contre-pouvoir détenu par la société civile.
En ciblant leurs messages d'une manière plus précise et plus pertinente, les candidats réussiront à atteindre des électeurs qui jusqu'à présent ignorés des grands partis parce que difficiles à atteindre.

22/05/2018

Avons-nous encore la liberté de penser ?

Admettons qu’il soit possible d’étouffer la liberté des Hommes et de leur imposer le joug, à ce point qu’ils n’osent pas même murmurer quelques paroles sans l’approbation du « Chef ». Jamais, à coup sûr, on n’empêchera qu’ils ne pensent selon leur libre volonté.

Les Hommes penseront d’une façon, parleront d’une autre, que par conséquence la bonne foi, vertu si nécessaire à l’Etat, se corrompra.
L’adulation, si détestable, et la perfidie seront à l’honneur, entraînant la fraude avec elles et par suite la décadence de toutes les bonnes et saines habitudes.

Bien entendu que je ne parle pas des flatteurs et autres gens sans vertu et sans énergie, mais de ces citoyens qui doivent à l’intégrité, un esprit plus libéral et plus élevé.

16/05/2018

Laïcité : les conditions de l’efficacité

Riche de l’histoire des combats qui ont permis d’en entrevoir l’existence et d’en préciser les contours, la laïcité reste une construction volontaire dont la pertinence est liée au respect d’un certain nombre de conditions.

 

La démocratie comme cadre

La laïcité ne s’épanouit durablement qu’au sein de sociétés démocratiques comportant un espace public qui fonctionne comme un lieu de construction des convictions politiques. Il faut une place publique symbolique, où s’affrontent et s’échangent les opinions de citoyens dotés de raison et sensibles à l’intérêt général.

 

Les droits de l’homme comme horizon

Par-delà les débats sur l’existence de valeurs ou de principes, ce qui importe c’est le constat que tout individu dispose de droits imprescriptibles indépendamment de leur reconnaissance par l’état qui doit, démocratiquement, garantir leur exercice.

Attribuant au sujet de droit une qualité abstraite et irréductible, les droits de l’homme libèrent l’individu de ses enracinements identitaire et le dotent d’une volonté autonome qui lui permet d’entrer librement en contact avec tous les autres.  

 

La séparation comme moyen

En organisant une séparation juridique des communautés religieuse (églises) et de l’état, on construit un modèle dont les vertus pacificatrices sont universellement reconnues.

Vue du côté de la société civile, la laïcité se présente comme  la mise en œuvre d’une coexistence tolérante des convictions, notamment religieuses. Vue du côté  la puissance publique, la laïcité se manifeste au travers de la garantie de cette coexistence.  Il  en découle, naturellement, une exigence de stricte neutralité religieuse de l’État.

 

La lucidité comme garantie

La  laïcité, c’est enfin un état d’esprit, certains ont dit une morale », et d’autres, une « spiritualité». S’y mêlent culture du doute et curiosité à l’égard de l’autre, compréhension et interrogation, souci permanent de rendre la société acceptable parce que diverse.

15/05/2018

Les politiques rendent la planète inhabitable

Dans une dictature, l’argent sert à acheter les armes et à payer la police et l’armée qui permettent de se maintenir au pouvoir.

En démocratie, l’argent permet de se faire réélire, en procurant des avantages matériels aux secteurs de la société dont le soutien électoral est indispensable.

Mais en règle générale, les gouvernements ne prennent aucune mesure qui irait à l’encontre des intérêts d’un secteur industriel puisant, aussi destructrices que puissent en être les activités, à moins d’y être contraints par la pression de l’opinion publique. .

Malheureusement, les grandes entreprises détiennent le quasi-monopole de l’argent. D’où l’alliance inévitable entre le gouvernement et l’industrie.

Le résultat inéluctable est que pratiquement aucun choix politique important n’est effectué aujourd’hui parce qu’il est humainement, socialement ou écologiquement souhaitable, mais plutôt parce qu’il sert les objectifs des «associations à but particulier».

Ce sont ces "politiques" qui sont en train de rendre la planète inhabitable.

09/05/2018

Multiculturel ou interculturel ?

Il n’existe pas à proprement parler de définition exhaustive: la plupart des dictionnaires se contentent pour ce qui concerne le multiculturel d’un « qui relève de plusieurs cultures » et d’un « qui concerne les rapports entre les cultures » pour l'interculturel.

Les notions de multiculturel et d’interculturel sont bien souvent abordées sans vraiment questionner leur véritable sens.

Dans le langage courant, ils sont couramment employés dans un sens équivalent qui recouvre en fait aussi des enjeux politiques et des conceptions différentes de la société.

Engagés dans de nombreuses batailles idéologiques, ils sont devenus porteurs de préférences idéologiques ou politiques et se sont ainsi chargés de jugements de valeur.

De mon point de vue, une société interculturelle invite au partage des savoirs, à la connaissance des coutumes de l’autre, à une imbrication et à une interpénétration mutuelles. Tandis qu'une société multiculturelle génère une juxtaposition des communautés d’où résultent rapidement une ghettoïsation des comportements et une séparation des idéaux.

06/05/2018

Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles

On doit admettre que tout le monde est plus ou moins protectionniste et plus ou moins libre-échangiste et que les positions peuvent varier en fonction des besoins et des priorités économiques et politiques du moment.

Mais, ne confondons pas un processus de développement (la mondialisation), une philosophie (le libéralisme) et des politiques économiques (libre-échangisme, protectionnisme).

Loin d’abolir le rôle des états, la mondialisation leur redonne au contraire tout leur sens : seule la puissance publique peut réguler la mondialisation en fixant des normes, en redistribuant les richesses, en aménageant le territoire.

Tentations du protectionnisme, fermeture des frontières, mise en œuvre de législations contraignantes, la mondialisation s’accompagne paradoxalement du grand retour des états. Le libre-échange est contesté dès lors qu’il compromet certaines questions jugées essentielles, comme l’emploi, la sécurité, la santé ou l’accès à l’énergie.

Loin d’abolir l’espace, la mondialisation redonne au contraire toute leur force aux singularités locales.

L’incertitude face aux mutations du monde, la rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance : recherche de socles identitaires, montée des communautarismes, la mondialisation fragmente paradoxalement le monde.

Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement parce que la majorité des gens ne veut pas du libre-échange.

Le seul pays à avoir inscrit dans sa Constitution le libre-échange a été les États américains sudistes, esclavagistes.

Le Nord, industriel et démocratique, derrière Lincoln, était protectionniste.

Normal, puisque le protectionnisme définit une communauté solidaire et relativement égalitaire, alors que le libre-échange suppose des ploutocrates et une plèbe.

27/04/2018

Politique : la loi du "donnant-donnant"

Comme Tocqueville l’avait déjà démontré, notre société, et particulièrement à Genève, est irriguée et organisée par de nombreuses associations : de consommateurs, à caractère religieux, professionnel et des lobby lobbies en tout genre.

 

Ces groupes constituent un véritable pouvoir social et sont financés par des fonds privés ou/et publics.

 

Ils influencent le débat public en définissant régulièrement de nouveaux enjeux. L’autre conséquence est une conception de la politique comparable à celle d’un échange commercial qui suit la loi du « donnant-donnant »

 

Par exemple : je suis enseignant, très concerné par l'avenir de notre système éducatif, et j'assure la présidence de mon syndicat professionnel. Si vous, "X", me promettez d'augmenter le budget de l’enseignement, je vous promets en échange le soutien de mon syndicat.

 

26/04/2018

Le SPMI dysfonctionne, encore...

Charlotte Fouda Amougou et Hayet Abesse, accompagnées de Sanja Duvnjak, témoignaient samedi 7 avril à propos des dysfonctionnements graves du Service de Protection des MIneurs (SPMI).
 
http://audioblog.arteradio.com/post/3084929/spmi__service_dysfonctionnel_/
 
Un audit des institutions qui se disent "d'assistance sociale" est nécessaire, afin de mettre en lumière les dérives dont ces services se rendent régulièrement coupables.
 
Pour que le SPMI, aussi l'Hospice généra et le Service des curatelles et tutelles remplissent réellement leur rôle de protection, de préservation du lien familial et de la dignité humaine, rôle pour lequel il est mandaté.

Un témoignage de Shady Ammane, sur Radiolac, est à écouter aussi ::https://www.radiolac.ch/actualite/des-peres-divorces-souvent-en-souffrance/